Artistes / Xiuyi SHEN

Artiste-shen-topNée en Chine en 1965, Xiuyi Shen étudia longuement la calligraphie à l’Ecole des Beaux Arts de Shanghaï, sa ville natale.

Elle est arrivée en France dans le milieu des années quatre-vingt.

Sous l’impulsion de son entourage elle se remet au dessin, puis à la peinture, mode d’expression artistique dans lequel elle est totalement autodidacte. Immédiatement, son sens des couleurs, son intuition des atmosphères sont justes. Elle suit alors des cours à l’Ecole du Louvre, aux Ateliers de la Ville de Paris et aux cours du Carrousel du Louvre .

De Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy, de François Hollande à François Bayrou, en passant par Dominique Voynet ou Arlette Laguiller – pour laquelle Xiuyi Shen entretient une tendresse particulière-, ils sont tous là, mis en scène dans des fantaisies politiques toujours inattendues et réjouissantes ! Pour réaliser ces portraits politiques avec ce sens de la personnalité si particulière, Xiuyi Shen a su tirer partie de son sens inné de la psycho morphologie. Elle sait ainsi faire ressortir, d’un détail, d’une attitude, d’un geste, le caractère de tel ou tel personnalité politique…alors même qu’elle les connaît depuis peu et n’en entend pas toujours le discours. C’est d’ailleurs là tout l’intérêt de cette démarche, car elle s’en tient souvent à observer la gestuelle de ces hommes et de ces femmes et cela lui suffit pour en tirer les principaux traits de caractère, avec une justesse surprenante !

A la manière des tableaux de mœurs de Bruegel, ses peintures fourmillent de détails signifiants et caustiques.

Et, autre clin d’œil à notre culture, certaines d’entre elles empruntent leur atmosphère aux chefs d’œuvres de Cézanne ou Matisse, redoublant ainsi la mise à distance humoristique.

Tel est l’art de Xiuyi Shen, dans cette manière d’oser les mises en situations les plus surprenantes, les plus osées, les plus polémiques parfois, avec cette sorte de résolution faussement candide, ce naturel désarmant, comme si cette vision était pour elle une évidence que nous ne voyions pas, comme si la scène, au regard de l’actualité, dans les journaux, à la télévision, s’imposait à elle.

Ses Oeuvres